Philosophie

L’erreur est humaine.

Publié par Abdel and Co

Errare humanum est

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L’erreur est humaine.

Nous nous trompons tous tout le temps. Nous ne pouvons pas ne pas nous tromper. Et quand nous croyons apprendre de nos erreurs, nous commettons le plus souvent une erreur supplémentaire… Se poser la question de l’erreur, c’est se poser la question de la vérité, du vrai, du juste, c’est s’interroger sur les sources et les voies de la connaissance, sur notre manière de penser, de raisonner.
De manière simplifiée, disons que la logique cherche a établir les conditions du l’utilisation correcte du mot « donc ». Le père fondateur de la logique souvent attribué à Aristote. A la recherche du raisonnement parfait, sa célèbre théorie du syllogisme a ouvert un chantier qui n’est toujours pas achevé (et qui ne le sera sans doute jamais).
« Si A, alors B ; or A ; Donc B. ».
Dans leur quête du « vrai » et du « correct », les philosophes ont voulu démonter, chacun à leur façon, les mécanismes de la pensée. Et leur chasse à l’erreur les à menés à poser des questions de plus en plus fondamentales. Peut-on mathématiser la pensée, autrement dit prouver qu’on a raison comme on prouve un théorème ? Dans quelle mesure le langage respecte-t-il la pensée ? Tout problème a-t-il une solution, comment devons-nous interpréter les paradoxes ? Que peut-on vraiment apprendre de l’expérience (c’est le célèbre problème de l’induction) ? Et finalement peut-on se fier à notre raison, ou vaut-il mieux douter de tout, mais alors, qu’est-ce que la science ? Etc.
Emmanuel Kant décida de critiquer la « raison pure ». Dans une partie de ses recherches, il s’est fameusement trompé ! En décrétant le logique d’Aristote « science achevée ». Mais par ailleurs, en montrant à quel point c’est le sujet qui construit la manière dont il voit les objets autour de lui, il fit entrer la pensée dans un nouveau paradigme que des générations de philosophes exploiteront pas la suite.
A la frontière de la philosophie et de la psychologie, on trouve aujourd’hui une discipline appelée « sciences cognitives ».
Car, en partie, nos décisions ne sont pas logiques (rationnelles), alors que nous croyons qu’elles le sont l’expérience (des deux urnes illustré ci-dessus).Examinez maintenant la séquence de vos deux décisions. Probablement, comme la plupart des gens, vous aurez été tenté de vous servir deux fois dans l’urne A. si, prises isolément, ces deux décisions peuvent se comprendre, prises comme un tout par contre, elles contiennent une contradiction. Le premier choix – tenter la boule blanche dans l’urne A – ne peut s’expliquer que si vous avez fait une hypothèse à propos de l’urne B : elle contient plus de boules noires. Donc, puisque rien ne change dans la deuxième situation, en toute logique, le deuxième choix – à le recherche d’une boule noire – aurait dû vous porter vers l’urne B !
Comment expliquer cette décision illogique ? Simplement en admettant une fois pour toutes que nous ne décidons pas toujours logiquement ! Dans le petit exercice ci-dessus, il apparait clairement que notre peur de l’inconnu est plus forte que notre souhait d’être rationnel! C mécanisme non logique n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres de « biais cognitifs ».

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Pour aller plus loin, je vous conseille ce livre qui est aussi la source :

Petite philosophie de nos erreurs quotidiennes de Luc de Brabandere , Anne Mikolajczak 

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Abdel and Co

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