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Le peuple se refuse à être gouverné par des hommes vertueux.

Publié par Abdel and Co

L’objet de la cité idéale est non seulement d’assurer la richesse matérielle de ses citoyens, mais également leur destin. Al-Farabi 

  1. La cité idéale, qui reste à construire, offrirait à ses habitants la garantie d’une vie vertueuse.
  2. Pour l’atteindre, il faudrait des gouvernants vertueux.
  3. En quête de richesse et plaisir, il préfère vivre dans l’ignorance, l’immoralité et l’égarement.
  4. Le peuple se refuse à être gouverné par des hommes vertueux.

Al-Farabi pense que l’homme droit, par nature, évoluer dans une structure sociale de type cité-Etat, pour accéder à une vie heureuse et harmonieuse. Cette structure doit être au minimum de la taille d’une ville est peut aller jusqu’à un empire. Cette cité vertueuse est proche de l’idée de la cité idéale de Platon est son mode de gouvernance a ceci dit, pour Platon la cité est gouvernée par des Philosophes-Rois, pour Al-Farabi la cité idéale doit être gouverné par un dirigeant vertueux. Quand à la nature et à l’origine des vertus du gouvernant idéal pour lui il s’agit de sagesse divine, au lieu du philosophe-roi il préfère un philosophe-prophète, un imam Juste.

Comme que pour Platon cette cité vertueuse n’est qu’utopie. Il s’intéresse également aux différents régimes politiques mis en œuvre en pointant du doigt leurs défauts. Selon lui il existe trois grandes raisons pour lesquelles aucun ne satisfait à son idéal : l’ignorance, l’égarement et l’immortalité.

  • Dans une cité ignorante, le peuple ignore que le vrai bonheur passe par une vie de vertu.
  • Dans une cité d’égarée, le peuple méconnaît la nature de la vertu.
  • Dans une cité immorale, le peuple sait ce qu’est une vie vertueuse, mais s’en détourne sciemment.

Dans ces trois types de cités imparfaites, le peuple préfère la richesse et le plaisir au bonheur. Al Farabi considère que les âmes ignorantes et égarées disparaissent après la mort, et que les âmes immorales sont condamnées au chagrin éternel. Seules les âmes des habitants de la cité vertueuse sont vouées au bonheur éternel. Tant que les habitants des cités imparfaites et leurs dirigeants s’évertueront à rechercher le plaisir terrestre, ils refuseront d’être gouvernés par un dirigeant vertueux, car ce dernier n’offre pas ce qu’ils croient vouloir. C’est pourquoi le modèle de la cité vertueuse reste inappliqué.

 

Source : La politique, les grandes idées tout simplement

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