Philosophie Politique

5 Philosophies Politiques

Les 5 philosophies politiques.

Voici une vidéo très spéciale de Cyrus North par  Le Mock sur les différentes Philosophies Politiques que l’on peut retrouver dans Game of Thrones.

  • Kant : l’état et la moral
  • Machiavel : la fin justifie les moyens
  • Platon : le roi philosophe « du haut vers le bas »
  • Aristote : La coutume « du bas vers le haut »
  • Pascal : préserver l’ordre en place

Quelques précisions sur les propos dans la vidéo :

Pour Kant, l’Etat garantit l’existence d’un système de lois conformes au devoir. En tant que tel, l’Etat n’est pourtant pas garant de l’action morale, car pour agir moralement, chez Kant, il ne faut pas seulement agir conformément au devoir, mais par devoir, c’est-à-dire en n’ayant pas d’autre mobile que le respect pour la loi morale. Tout ça pour dire que le point de vue de l’Etat n’est pas celui de la loi morale : pour l’Etat, il importe uniquement que l’individu observe ses obligations juridiques ; mais il se contrefoue que l’individu agisse par devoir ou qu’il se conforme à son devoir pour de tout autres raisons (par exemple, pour ne pas subir de sanction).
Il y a donc une légère maladresse à présenter l’établissement de lois conformes au devoir comme une chose parmi d’autres que fait l’Etat : pour Kant, c’est précisément la raison d’être de l’Etat, que de faire advenir le système du droit.

Pour Aristote : Il ne faut pas pour autant comprendre que, pour Aristote, les coutumes sont toujours bonnes, quelles qu’elles soient : la question du meilleur régime politique, par exemple, est une question qui préoccupe hautement Aristote, et à laquelle est consacré tout le livre III des Politiques. Pour Aristote, l’homme est un animal politique, ce qui signifie grosso modo qu’il ne peut pas développer les dispositions inscrites dans sa nature s’il ne vit pas dans une cité dont la constitution accorde des libertés politiques (voter, exercer une magistrature, etc.) aux hommes « par nature capables d’être libres ». Ce qui justifie l’esclavage, chez Aristote, n’est pas la coutume, mais une raison naturelle : certains hommes sont « par nature incapables d’être libres », c’est-à-dire incapables de faire un usage vertueux de leur liberté. Il est donc préférable qu’ils soient les « instruments animés » des hommes libres, afin que ceux-ci aient du temps à consacrer à l’exercice de leur citoyenneté (Politique, livre I). Il faut donc un peu nuancer l’affirmation selon laquelle chez Aristote, « [le bien] vient plutôt d’en bas, toujours à travers des coutumes », en disant que chez Aristote, le bon gouvernant est l’homme prudent, c’est-à-dire celui qui, dans une situation de délibération, sait prendre en compte les paramètres dont il faut tenir compte pour bien agir. Par exemple : le code de la route m’impose de rouler à droite de la chaussée, mais je serais bien bête d’appliquer à la lettre la règle et de ne pas tenir compte du fait que des ouvriers travaillent actuellement sur le côté droit de la chaussée. Or les coutumes de la cité qu’il gouverne sont évidemment un paramètre important à prendre en compte pour le gouvernant sagace : instaurer des lois somptuaires extrêmement contraignantes pourrait être une bonne mesure dans une cité où une petite frange de la population tendrait à faire un étalage indécent de sa richesse, mais serait une mauvaise mesure dans une cité où l’on pratiquerait le potlatch depuis des siècles.

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Abdel and Co

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