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La philosophie a la sauce Diogène le Cynique.

Publié par Abdel and Co

Le plus célèbre représentant de l’école . La masse d’anecdotes légendaires sur Diogène de Sinope montre en tout cas que le personnage a profondément marqué les Athéniens. Il vivait dehors, dans le dénuement, vêtu d’un simple manteau, muni d’un bâton, d’une besace et d’une écuelle. Dénonçant l’artifice des conventions sociales, il préconisait en effet une vie simple, plus proche de la nature, et se contentait d’une jarre pour dormir.
Diogène avait l’art de l’invective et de la parole mordante. Il semble qu’il ne se privait pas de critiquer ouvertement les grands hommes et les autres philosophes de son temps (parmi lesquels Platon). Les apostrophes les plus connues qui lui sont attribuées sont : « Je cherche un homme » – phrase qu’il répétait en parcourant la ville avec sa lanterne – et « Ôte-toi de mon Soleil » (réponse au roi de Macédoine, Alexandre, qui était venu lui demander s’il avait besoin de quoi que ce soit).

Plusieurs anecdotes témoignent de son mépris des richesses et des conventions sociales. Selon Diogène Laërce, il n’hésitait pas à mendier auprès des statues afin de « s’habituer au refus ». Il abandonna son écuelle après avoir vu un enfant buvant à la fontaine dans ses mains. Lorsqu’on l’interrogea sur la manière d’éviter la tentation de la chair, Diogène aurait répondu « en se masturbant », et aurait ajouté : « Plût au ciel qu’il suffît aussi de se frotter le ventre pour ne plus avoir faim ! »

On l’aurait également vu parcourir les rues d’Athènes en plein jour, une lanterne à la main, déclarant à ceux qui lui demandaient ce qu’il faisait : « Je cherche un homme. » (parfois traduit « Je cherche l’homme » ou « Je cherche un vrai homme »). Cet « homme » désignerait celui théorisé par Platon, l’idéal de l’humain, et Diogène aurait voulu par là réfuter son existence, ne voyant exister que des hommes concrets. Une autre anecdote rapporte que, Platon ayant défini l’homme comme un « bipède sans cornes et sans plumes », le jour suivant, Diogène se promena dans la ville en tenant à la main un coq déplumé aux ergots coupés, et déclarant : « Voici l’homme de Platon ! ».

Diogène a d’abord vécu en homme libre, mais il se dirigeait vers Égine en bateau, quand ce dernier fut pris par des pirates. Mis en vente comme esclave à Corinthe, il déclare au marchand qui lui demande ce qu’il sait faire qu’il sait « gouverner les hommes », et qu’il faut donc le vendre à quelqu’un qui cherche un maître. Il est acheté par un riche Corinthien qui admire son indépendance d’esprit, et lui rend la liberté.

C’est à Corinthe, où il résidait quand il n’était pas à Athènes, qu’est située la fameuse rencontre du vieux clochard-philosophe avec le jeune roi de Macédoine, Alexandre le Grand. Cet épisode est raconté notamment par Plutarque dans la Vie d’Alexandre, XVIII, par Cicéron dans les Tusculanes, 5, XXXII, et par Diogène Laërce dans les Vies des philosophes, Livre VI.

Diogène et Alexandre le grand


Voici la version la plus complète de leur conversation :

— Demande-moi ce que tu veux, je te le donnerai.
— Ôte-toi de mon Soleil. (« Μικρὸν ἀπὸ τοῦ ἡλίου μετάστηθι. » – « Mikròn apò toû hêliou metástêthi. » – littéralement : « Tiens-toi un peu à l’écart de mon Soleil. »)
— N’as-tu pas peur de moi ?
— Qu’es-tu donc ? Un bien ou un mal ?
— Un bien.
— Qui donc pourrait craindre le bien ?

Le même Alexandre aurait avoué un jour : « Si je n’étais Alexandre, je voudrais être Diogène. »

On donna sont non a un syndrome. Le syndrome de Diogène est un syndrome décrit par Clark en 1975 pour caractériser un trouble du comportement conduisant à des conditions de vie négligées, voire insalubres.

http://www.apophtegme.com/PHILOSOPHIE/diogene.htm
https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Diogène
https://fr.wikipedia.org/wiki/Diogène_de_Sinope

Bonus :

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