Philosophie

Fable du petit oiseau

Voici l’histoire d’un oiseau, un peu faiblard, qui peine à suivre ses semblables dans leur migration annuelle vers le sud à la fin de l’été. Il s’accroche et s’accroche encore mais finit par craquer et se pose épuisé dans une région plutôt froide. Affamé, fatigué, il se perche sur un petit arbre et s’endort. Quant il se réveille, la neige est en train de tomber de plus en plus fort. Bientôt tout est couvert de blanc.
Notre pauvre oiseau, n’en pouvant plus de cette faim qui lui tenaille l’estomac et ce froid glacial qui ne cesse de le faire trembler, se ressaisit et s’envole à la recherche d’un endroit moins gelé où quelque chose pourrait ressembler à de la nourriture. Il voit une cheminée, mais trois corbeaux ont déjà occupé la place et il n’est pas bon qu’ils le voient. Ah ! Derrière une ferme un tas de fumier dégage de la vapeur. Ça doit être chaud. En effet. Il y va sans réfléchir aux qu’en dira-t-on. Il s’y installe et commence à reprendre vie. Au bout d’une heure de bonheur inespéré, notre oiseau, très à son aise, se met à gazouiller, heureux de voir que la vie, finalement, n’est pas si sombre que ça.
Le gazouillement de notre oiseau est allé droit vers l’oreille d’un renard, lui aussi affamé et frigorifié. Celui-ci s’approche et voit qu’un repas l’attend… dans le fumier. Il observe l’oiseau qui reste collé dans le fumier, incapable de s’envoler, tellement ses ailes sont chargées de cette matière ingrate.
Evidemment, le renard a fini par manger l’oiseau.

Alors, cette fable du petit oiseau nous octroi trois morales :

  1. Quand rien ne va plus dans la vie, il ne faut pas avoir peur de se trouver dans la merde !
  2. Quand on est dans la merde, ce n’est pas forcément la plus mauvaise des situations !
  3. Quand on est bien content d’être dans la merde, ce n’est pas une raison de le chanter sur tous les toits !

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Abdel and Co

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