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STRATÉGIES DU GÉNIE : WALT DISNEY partie 3 « Le critique »

Publié par Abdel and Co

Le critique/gâcheur (directeur qualité, questionneur):

TU PEUX TOUT ACCOMPLIR DANS LA VIE SI TU AS LE COURAGE DE LE RÊVER, L’INTELLIGENCE D’EN FAIRE UN PROJET RÉALISTE, ET LA VOLONTÉ DE VOIR CE PROJET MENÉ À BIEN.¹

Parce que Disney s’impliquait intensément dans son travail, son jugement critique était également intense. En fait, les évaluations critiques de Disney étaient si terribles que ses dessinateurs avaient surnommé la salle de projection dans laquelle leur travail était visionné pour la première fois la « boite à transpirer »
Si Disney le rêveur était excité et stimulé par les idées, Disney le critique avait des critères différents
Le « gâcheur » évaluait de façon critique les fruits du travail du « réaliste ». Le point de vue du critique passait de la créativité spontanée du rêveur, et de l’organisation et de l’exploration du réaliste aux qualités du résultat final. Dans la « boite à transpirer », ce n’étaient pas les idées neuves et les explorations innovantes qui étaient éminemment appréciées, comme pour le rêveur ou le réaliste, mais bien plutôt le « produit ».
Apparemment, c’est l’expérience qui enseigna à Disney l’importance du critique – le plus notable étant le premier échec financier :

Après Blanche Neige, [Walt] voulut faire deux films par an. Nous ne pouvions pas le soutenir. Notre croissance était celle d’un champignon, et sans bases économiques. La guerre, la surcharge et l’absence d’études de marché nous avaient abattus. Tous les créatifs sont si concentrés qu’ils détestent penser en terme de marché. Walt était cette sorte de personne, jusqu’à ce qu’il apprenne la leçon. Par la suite, il attacha beaucoup d’importance aux études de marché. Il apprenait vite.²

Disney le disait lui-même :

Je suis heureux quand ce que nous faisons plaît à beaucoup de gens. Le public est notre client. Le respect que nous avons construit avec le public est quelque chose que nous avons institué et incorporé à notre organisation.³

Les critiques ne sont pas toujours négatifs ou destructeurs. Le but d’un critique est de s’assurer que quelque chose correspond à certains critères. Il peut répondre de façon positive quand c’est le cas. En fait, la réaction positive du critique permet souvent une grande motivation que lorsqu’elle vient d’un rêveur ou d’un réaliste. Nous attendons d’un rêveur qu’il soit encourageant, mais lorsqu’un critique dit que nos idées sont bonnes, nous savons que ce doit être vrai.
En fait, ce qui est vraiment remarquable, c’est que Disney avait institué les principes de la « qualité totale » et de « l’organisation capable d’apprendre » se sont révélés des facteurs d’accélération du progrès en management.la technologie et les méthodes de l’entreprise ont clairement montré que la capacité d’apprendre, tant sur le plan individuel qu’organisationnel, est maintenant une nécessité si les organisations doivent survivre et réussir.
Selon Peter Senge (1990), il y a cinq « disciplines » que chacun doit pratiquer dans une organisation pour qu’elle devienne réellement « capable d’apprendre »:

  1. Prendre conscience des présupposés et des cartes mentales et les examiner.
  2. Atteindre et encourager la maitrise personnelle.
  3. Développer la vision et créer l’avenir.
  4. Encourager l’apprentissage des équipes.
  5. Développer les aptitudes à la pensée systémique.

Il semble que Disney avait intuitivement cherché à développer et à encourager toutes ces disciplines dans sa stratégie d’équilibrage du rêveur, du réaliste et du critique.

Bonus²:

3- Et maintenant le Critique

Le but du Critique est d’évaluer le projet proposé.

Après avoir pris une grande inspiration revenez à vous, prenez conscience des choix et directions mis en évidence avec votre Réaliste. Les yeux clos, retournez en état modifié de conscience dans la peau du Critique, encore un autre lieu donc prenez le temps de vous l’approprier. Dans cette dernière phase, c’est le «pourquoi » qui prime.

Il n’y a que la logique qui doit intervenir afin d’évaluer avec objectivité les risques et de garantir la viabilité de l’idée, de l’objectif, du projet.  La stratégie du Critique consiste à éviter les problèmes.
A partir de différentes perspectives, repérez les oublis et considérez avec logique  « ce qui pourrait se passer si… ».

  • Quels sont les problèmes potentiels et les oublis ?
  • Quels sont les avantages ?
  • Pourquoi personne n’y avait pensé avant ?
  • Le financement ?
  • Pourquoi serait-il mieux qu’un autre….?

Stratégie Disney - R. Dilts

Pour penser comme un critique il est utile de prendre une posture en angle, avec les yeux et la tête vers le bas (en se touchant le menton ou le visage avec une main).

Partie 1 : STRATÉGIES DU GÉNIE : WALT DISNEY « Le rêveur »

Partie 2 : STRATÉGIES DU GÉNIE : WALT DISNEY  « Le réaliste »

Partie 4: STRATÉGIES DU GÉNIE : WALT DISNEY « Conclusion »


¹Sidney A. Friedman   ²/³ Mc Donald J., The Game of business

Source : Mozart Et Disney Stratégies Du Génie De Robert Dilts, ²Stratégies du Génie : Le Générateur de Créativité de Walt Disney

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Abdel and Co

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