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Les 6 Fantômes de la peur? PAUVRETÉ Partie 2

Publié par Abdel and Co

LA PEUR DE LA PAUVRETÉ

Il ne peut y avoir de compromis entre la pauvreté et la richesse car leurs routes divergent. Si vous désirez être riche, vous devez refuser tout compromis qui mène à la pauvreté. (Le mot “richesse” est utilisé ici dans son sens le plus large ; il comprend les aspects financiers, matériels et spirituels.)

Le point de départ de la richesse est le DÉSIR. Dans le chapitre qui en traite, vous avez vu comment le rendre fécond. Dans ce chapitre sur la peur, vous trouverez des instructions sur la façon de préparer votre esprit à l’utilisation pratique du désir.

Le moment est venu de vous lancer un défi. Vous saurez ainsi dans quelle mesure vous avez assimilé cette philosophie. Vous pourrez prédire ce que le futur vous réserve. Si, après avoir lu ce chapitre, vous choisissez la pauvreté, vous devrez également préparer votre esprit à la recevoir. C’est une décision que vous ne pourrez éviter de prendre.

Si vous choisissez la richesse, déterminez-en la forme et la valeur. On vous a donné une carte routière qui, si vous l’étudiez attentivement, vous permettra de trouver la bonne route, celle de la richesse.

Ne vous en prenez qu’à vous si vous négligez de partir ou si vous vous arrêtez en chemin. Vous n’avez aucune excuse si maintenant vous ne demandez pas à la vie votre part de richesse ou si vous la refusez car, pour qu’elle vous la donne, vous n’avez besoin que d’une seule chose (et comme par hasard c’est la seule que vous puissiez contrôler !) : D’UN ÉTAT D’ESPRIT. Un état d’esprit doit être assumé. Il ne peut être acheté, il doit être créé.

Analysez la peur

La peur de la pauvreté est un état d’esprit, rien de plus ! Mais elle suffit à détruire toute chance de réussite dans n’importe quelle entreprise.

La peur paralyse la raison, détruit l’imagination, tue la confiance en soi, mine l’enthousiasme, décourage l’initiative, conduit à l’incertitude et pousse à l’hésitation. Elle efface tout le charme d’une personnalité, détruit toute possibilité d’une pensée juste, détourne toute concentration vers l’effort. Elle vainc la persévérance, annihile la volonté, écarte toute ambition, obscurcit la mémoire et engendre l’échec. Elle tue l’amour et assassine les plus beaux sentiments, décourage l’amitié, attire le désastre sous des centaines de formes, conduit à l’insomnie, à la misère et au malheur et tout ceci dans un monde où afflue tout ce que le cœur peut désirer sans autre obstacle entre ces désirs et nous-mêmes que l’absence d’un but précis.

La peur de la pauvreté est sans aucun doute la plus destructive des peurs. Elle est aussi la plus difficile à vaincre. La peur de la pauvreté vient de la tendance innée qu’a l’homme de faire de son semblable sa proie économique. Presque tous les animaux sont mus par l’instinct, mais leur aptitude à penser étant limitée, leur semblable leur sert de proie physique.

L’homme avec son sens supérieur de l’intuition, son aptitude à raisonner, ne mange pas le corps de son semblable ; il éprouve plus de désir à le “détruire” financièrement. L’homme est si avare que toutes les lois ont été créées pour le défendre économiquement de son semblable.

Que d’humiliations et de souffrances la pauvreté ne traîne-t-elle pas dans son sillage ! Seuls comprendront ceux qui en ont fait l’expérience.

Il n’est pas étonnant que l’homme craigne la pauvreté. À la suite de la grande expérience qu’il a héritée, l’homme a appris définitivement qu’on ne pouvait se fier à certains êtres quand il s’agit d’argent et de biens terrestres.

L’homme est si acharné à posséder des richesses qu’il en acquerra par tous les moyens (légaux si possible), sinon par d’autres méthodes. L’analyse de soi met en lumière des faiblesses que l’on ne souhaite pas avouer. Cet examen est indispensable si l’on veut exiger de la vie autre chose que la médiocrité et la pauvreté.

Souvenez-vous, quand vous vous examinerez point par point, que vous êtes à la fois la cour et le jury, le procureur et l’avocat, le plaignant et l’accusé, et qu’il s’agit d’un procès. Regardez les faits en face. Posez-vous des questions précises et répondez-y sans détours. Si vous ne vous estimez pas impartial, demandez à quelqu’un qui vous connaît bien de vous aider à répondre. Vous cherchez la vérité. Il faut que vous la trouviez, peu importe à quel prix, et même si cet examen peut se révéler embarrassant !

Si l’on demande aux gens quelle est la chose qu’ils craignent le plus, la plupart répondent qu’ils n’ont peur de rien. Ce n’est pas exact, mais rares sont ceux qui se rendent compte qu’ils sont handicapés spirituellement et physiquement par une forme de peur. La peur est si subtile et si profondément ancrée qu’on peut l’endurer toute sa vie sans en être conscient. Seule une analyse courageuse dévoilera la présence de cet ennemi universel. Lorsque vous l’entreprendrez, fouillez bien votre caractère.

La peur de la pauvreté se reconnaît à 6 indices

Voici une liste des symptômes que vous devez rechercher :

  1. L’INDIFFÉRENCE. Elle est communément exprimée par le manque d’ambition, l’acceptation de la pauvreté, la paresse physique et mentale, le manque d’initiative, d’imagination, d’enthousiasme et de maîtrise de soi.
  2. L’INDÉCISION. L’habitude de laisser les autres penser pour soi.
  3. LE DOUTE. Il s’exprime généralement sous forme d’excuses propres à couvrir, expliquer ou excuser les échecs ou par l’envie et la critique à l’égard de ceux qui ont réussi.
  4. L’ENNUI. Il se manifeste par une tendance à rechercher les défauts des autres, à dépenser plus que son revenu, à négliger son apparence, à bouder et à se renfrogner, et par l’intempérance qui engendre l’extrême nervosité, le manque d’équilibre et de connaissance de soi.
  5. L’EXCÈS DE PRUDENCE. Ne voir que le côté négatif des événements ; penser à l’échec possible et en parler au lieu de se concentrer sur le moyen de réussir ; connaître toutes les voies qui mènent au désastre sans jamais chercher à les éviter ; attendre “le moment propice” pour mettre en action idées et plans et faire de cette attente une habitude permanente. Se souvenir de ceux qui ont échoué et oublier ceux qui ont réussi ; ne voir que les trous du gruyère ; être le pessimiste qui digère mal, élimine mal, s’auto-intoxique et offre le spectacle d’un pitoyable état général.
  6. L’AJOURNEMENT. L’habitude de remettre au lendemain ce qui aurait dû être fait l’année précédente. Passer autant de temps à imaginer des excuses qu’à mener à bien le travail. Ce symptôme décèle aussi l’excès de prudence, le doute, et parfois l’ennui. Refuser d’accepter certains responsabilités. Préférer le compromis au combat, s’accommoder des difficultés au lieu de les vaincre. Pour un centime, marchander avec la vie au lieu de lui demander prospérité, opulence, richesse, joie et bonheur. Élaborer des plans de retraite en prévision d’un échec, au lieu de couper les ponts derrière soi pour rendre la retraite impossible. ATTENDRE LA PAUVRETÉ AU LIEU D’EXIGER LA RICHESSE. S’associer aux résignés au lieu de rechercher la compagnie de ceux qui demandent et reçoivent la fortune.

L’argent fait la différence

Certains lecteurs se demandent peut-être pourquoi j’ai écrit un livre sur l’argent. Pourquoi n’estimer la richesse qu’en dollars ?

Il existe, c’est vrai, d’autres formes de richesse tout aussi désirables. Oui, il y a beaucoup de richesses qui ne peuvent être évaluées en dollars, mais il existe aussi des millions de gens qui prétendent qu’en leur donnant l’argent dont ils ont besoin, ils se procureront tout le reste.

J’ai écrit ce livre sur l’argent pour contrer LA PEUR DE LA PAUVRETÉ qui paralyse des millions de gens. Westbrook Pegler décrit bien les effets de cette peur.

L’argent n’est qu’un disque de métal ou un morceau de papier et il existe des trésors du cœur et de l’âme qu’il ne peut acheter ; mais la plupart des gens qui ont été vaincus sont incapables de s’en souvenir et de nourrir leur esprit de cette vérité. Lorsqu’un homme n’arrive pas à trouver du travail, un changement s’opère en lui, immédiatement trahi par l’affaissement de ses épaules, sa démarche et son regard.

Parmi des gens qui ont un travail régulier, même s’il sait qu’ils sont moins intelligents et moins capables que lui, il ne peut échapper au sentiment d’infériorité. Ces gens, même ses amis, se sentent supérieurs à lui et le considèrent, peut-être inconsciemment, comme une victime. Il empruntera, mais insuffisamment pour vivre comme avant et il ne pourra emprunter très longtemps.

Emprunter pour vivre est une expérience déprimante et ce viatique n’a pas le pouvoir stimulant de l’argent gagné. Bien sûr, cette constatation ne s’applique ni aux épaves ni aux clochards, mais aux hommes qui se respectent et sont normalement ambitieux.

Un chômeur fait des kilomètres pour rencontrer un employeur éventuel. Il apprend que la place est déjà prise, qu’il s’agit d’un travail rémunéré à la commission, qu’il porte sur la vente de colifichets dont personne ne veut, que personne n’achète si ce n’est par pitié.

Il se retrouve dans la rue, sans but. Il marche. Il stationne devant les vitrines où s’étalent des objets de luxe qui ne sont plus pour lui. Lorsque des passants s’arrêtent près de lui, il se sent en état d’infériorité et s’écarte.

Pour se reposer, il va jusqu’à la gare ou dans une bibliothèque où il s’assied et se réchauffe. Mais ce n’est pas ainsi qu’il trouvera du travail. Brusquement, il ressort et se remet en quête, sans but précis. Il ne le sait pas mais ce n’est pas ainsi qu’il trouvera ce qu’il cherche. Il est bien habillé pour avoir conservé en bon état ses vêtements d’un temps meilleur mais il ne peut déguiser sa lassitude.

Il voit des milliers d’employés, de librairies, de pharmaciens, tous occupés par leurs activités, indépendants et respectables, et il les envie. Il n’arrive pas à se persuader qu’il est lui aussi un brave homme. Alors, il s’interroge, raisonne et finalement après des heures de réflexion, il arrive à une conclusion réconfortante : c’est “juste l’argent” qui fait la différence. Avec juste un peu d’argent il retrouvera sa dignité.

To be continued

Partie 1: Les 6 Fantômes de la peur? 

Partie 3: Les 6 Fantômes de la peur? LA CRITIQUE 

Partie 4: Les 6 Fantômes de la peur? LA MALADIE 


Source : Reflechissez et devenez riche de Napoleon Hill

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