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En Marche! Devenir président à 39 ans en 12 points

En Marche
Publié par Abdel and Co

Comment réussir la fulgurante percée d’Emmanuel Macron en politique en 12 points … En Marche !

En passe de devenir le nouveau président Français à 39 ans E. Macron est un ovni qui mérite d’être étudié.

Déjà entrer dans un parti, l’ironie veut que beaucoup d’entrepreneurs envient les employés de grandes sociétés, de parti politique, qu’ils les voient comme des privilégiés ayant à leur disposition des moyens financiers énormes, des forces de vente importantes, des labos parfaitement équipés, des usines extensibles, une image de marque établie et de bonnes assurances. Comme ça doit être merveilleux, quand on a ce genre de ressources!

Faux! Faire quelque chose de nouveau à l’intérieur d’une grosse structure n’est pas plus facile; les défis sont seulement différents.
Eux aussi doivent innover, positionner, faire des présentations, recruter, trouver de l’argent, créer une image de marque etc. Mais certaines recommandations s’adressent plus particulièrement à l’entrepreneur interne.

La politique est un produit comme les autres.

1 La société d’abord.

La motivation première, sinon unique, de celui qui se lance dans la politicien doit être l’amélioration de la société (dans le sens large du terme), le parti politique. Si vous avez une bonne idée d’un programme ou de service, vous attirerez un nombre important d’hommes et de femmes provenant de tous les niveaux hiérarchiques. Ils vous soutiendront si ce que vous faites, vous le faites pour la société, non pour un gain personnel. Si vous ne gagnez pas, il est probable que ce que diront les directeurs n’aura pas d’importance.

2. Tuez les vaches à lait.

Ne le proclamez pas partout, mais votre charte est souvent de créer le programme qui pourrait tuer un programme existant. Cette charte est une raison de plus de penser « la société d’abord » : ce que vous faites sera infailliblement un sujet de controverse. Mais si ce n’est pas vous qui tuez les vaches à lait, quelqu’un à l’extérieur le fera.

3. Restez sous le radar.

Les partis naissant doivent le plus possible essayer d’attirer l’attention. La sensibilisation à leurs efforts facilite le levée de capital, l’établissement de partenariats, le recrutement d’une équipe… Mais c’est le contraire qui est vrai pour les entrepreneurs internes. Restez dans votre coin jusqu’au moment où votre projet sera trop avancé pour qu’on continue à l’ignorer ou jusqu’au moment où le parti s’en rendra compte qu’il en a besoin. Plus vous frappez haut dans la politique, plus rares sont ceux qui comprendront ce que vous faites. C’est parce que plus les gens élevés dans la hiérarchie, plus ils veulent maintenir le statu quo et protéger leur position.

4. Trouvez un parrain.

Dans bon nombre de sociétés, il y a des gens dans le rôle de parrain. Ces gens se sont acquittés de leur dû et sont à l’abri des mesquineries politiques quotidiennes. Ils sont relativement intouchables et ont habituellement l’oreille et le respect de leurs pères. Les politiciens internes ont intérêt à trouver un parrain qui soutienne leur projet et leur donne des conseils, un point de vue technique, des idées de marketing et une protection -si d’aventure, vous avez besoin de protection.

5. Obtenir un bâtiment séparé.

Un entrepreneur interne qui reste dans la mouvance des affaires courantes mourra des suites des milliers de coupures de budget causées pas des chefs de département expliquant pourquoi ce nouveau projet est une mauvaise idée. « La nouveauté semble toujours si chétive -si peu prometteuse- à côté de la réalité d’une grosse affaire qui tourne ». être suffisamment éloigné du reste du parti pour être à l’écart des activités quotidiennes, mais assez proche pour bénéficier des ressources du parti. Un bâtiment séparé va maintenir vos efforts sous le radar et entretenir un esprit de corps chez votre joyeuse bande de pirates. La distance idéale par rapport aux pontes de la société est quelque part entre quatre cents mètres et quatre kilomètres : c’est assez près pour que vous puissiez aller les voir, mais suffisamment loin pour qu’ils n’aient pas envie de vous rendre visite fréquemment.

6. Donnez l’espoir à ceux qui espèrent.

Dans tout cynique qui pense que « ce parti est trop grosse pour innover », il y a un idéaliste qui aimerait voir que c’est possible. Les bons dans les gros parti, en ont assez d’être ignorés, oubliés, humiliés et forcés à se soumettre. Ils sont peut-être piétinés, mais ils ne sont pas morts. Quand vous leur montrerez que vous êtes en train de planter un pieu au cœur du statu quo, vous attirerez leur soutien et leurs ressources. Votre but sera alors de les faire passer du stade où ils ont envie de voir de l’innovation au stade où ils auront envie de vous aider à réussir.

7. Anticipez les glissements tectoniques et sautez dessus.

Les déformations structurelles dans une société sont une bonne chose pour les entrepreneurs internes. Qu’ils soient causés par des facteurs internes, comme la venue d’un nouveau Président, les glissements tectoniques signalent le changement et sont une ouverture pour vos efforts. Les entrepreneurs internes efficaces anticipent ces glissements et sont prêts à dévoiler leurs nouveautés quand ils ont lieu : « Regardez sur quoi nous avons travaillé ». C’est le contraire des pontes qui, eux, disent : « Ah, oui! maintenant je vois l’évolution. Si vous me le permettez, donnez-moi six mois et une équipe d’analystes, je trouverai une nouvelle stratégie ».

8. Construisez sur ce qui existe.

L’inconvénient d’essayer d’innover dans un parti est clair et bien connu, mais il y a aussi des avantages. N’hésitez pas à tirer parti de l’infrastructure existante pour faciliter le processus d’innovation et commencez par vous approprier ce que vous pouvez si vous devez. Vous ne recueillerez pas seulement des ressources matérielles, vous vous ferez aussi des amis au fur et à mesure que d’autres auront davantage le sentiment de faire partie de votre équipe. Si vous essayez de faire tout par vous-même, vous vous ferez des ennemis. Un parti à l’intérieur d’une gros parti n’a pas besoin d’ennemis intérieurs. Il y aura bien assez d’ennemis sur le marché.

9. Rassemblez et partagez l’information.

A un moment ou à un autre, ponte, posera des questions sur le pourquoi de votre projet. J’espère pour vous que ce sera trop tard et non trop tôt, mais cela arrivera. Préparez-vous à cette éventualité en rassemblant les documents sur ce que vous avez dépensé et sur ce que vous avez accompli; ensuite, en partageant l’information. Dans les grandes sociétés, l’information supprime les anticorps, mais il peut être trop tard pour mettre la main sur l’information une fois que les anticorps sont apparus. Alors il sera peut être temps soit de percer dans votre parti FN ou de créer votre parti… En Marche!

10. Laissez les directeurs venir à vous.

Question rapide : pensez-vous que la première chose est de faire endosser votre projet par un directeur? Non. C’est l’une des dernières étapes. Ce directeur deviendra « propriétaire » de votre idée et il la soutiendra mieux s’il la »découvre » et vous approche ensuite. Il se peut que vous deviez vous assurer qu’un directeur découvre « accidentellement » votre projet au bon moment, mais ce n’est pas la même chose que de chercher la permission de démarrer.

11. Démantelez quand c’est fini.

La beauté d’un groupe entrepreneurial interne est qu’il peut développer rapidement de nouveaux produits et services. Malheureusement, la cohésion même qui fait l’efficacité de ce groupe peut être, plus tard, la cause de sa perte s’il reste séparé du reste de l’organisation ( et si, comme c’est courant, il demeure à l’écart). Son efficacité diminue d’autant plus que ses membres en viennent davantage à penser qu’eux seuls « savent » ce qu’il faut faire. Bref, le groupe crée une nouvelle bureaucratie, la sienne. Si le produit ou le service est un succès, démantelez le groupe et intégrez-le au reste de l’organisation. Puis créez un nouveau groupe pour faire un nouveau bond en avant.

12. « Réinitialisez » votre cerveau.

Nombre d’entrepreneurs internes vont trouver que le reste de ces onze points prescrit des actions contraires à ce dont ils ont l’expérience,à ce qu’ils ont appris et, peut-être, à ce qu’on enseigne dans les grandes sociétés existantes requiert l’adoption de nouveaux modes de comportement -en bref, que vous réinitialisez votre cerveau.

Ces points ont été écrits entre Guy Kawasaki (apple) et Bill Meade (Hewlett Packard). Ils sont arrivés aux recommandations suivantes pour les entrepreneuriats internes.


Source : Guy Kawasaki « l’art de se lancer »

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