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Le syndrome « pensée unique »

Publié par Abdel and Co

On est dans un groupe, un parti politique, une bande d’amis, une entreprise, en religion… 
Comment savoir si l’on est encore soi-même ou déjà sous influence ?

Pour Irving Janis, un psychologue américain, certains signes ne trompent pas :

• L’existence de gardiens de la pensée : certains membres s’érigent eux-mêmes comme défenseurs de l’orthodoxie pour réprimer d’éventuelles dissidences.
• La rationalisation collective : on discrédite et on rejette les signaux d’alerte.
• La stéréotypie excessive : on enferme les opposants dans des clichés (clown…)
• La pression de la conformité : toutes les opinions qui ne vont pas dans le sens du groupe sont dénoncées comme déloyales.
• L’auto censure : on garde ses opinions divergentes pour soi.
• L’illusion de moralité : on croit que ses décisions sont par principe correctes et on ne s’interroge pas sur leurs conséquences.
• L’illusion d’invulnérabilité : on se croit intouchable et on croit pouvoir agir impunément.
• L’illusion de l’unanimité : on croit à tort que les décisions sont consensuelles (qui ne dit mot, consent).


Janis I., Victims of Groupthink. A Psychological Study of Foreign-Policy Decisions and Fiascoes, Houghton Mifflin Harcourt, 1972.

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Abdel and Co

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